Covid-19 : l'infectiologue des hôpitaux de Louviers et Elbeuf nous parle des vaccins

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Le Dr Laure Chauffrey est spécialiste en maladies infectieuses. Elle aborde les variants du coronavirus, la méfiance, la balance bénéfice/risque, les différents vaccins, etc.
Avec l'arrivée des vaccins contre la Covid-19, de nombreuses questions se posent. L'infectiologue Laure Chauffrey, médecin au centre hospitalier intercommunal d'Elbeuf et Louviers, spécialiste des maladies infectieuses, nous accorde cette interview. (©AdobeStock – Wolfilser / CHI Elbeuf – Louviers)

La campagne vaccinale contre la Covid-19 s'accélère en France. Les variants du coronavirus SARS-CoV-2 font couler beaucoup d'encre. La défiance vis-à-vis des vaccins résiste, opposant les Français en deux camps. La balance bénéfice/risque est discutée. La différence entre les vaccins à ARN messager de Pfizer/BioNTech et Moderna et les vaccins à vecteur viral d'AstraZeneca/Oxford rend le sujet complexe.

Autant de questions que nous abordons avec le Dr Laure Chauffrey, médecin infectiologue au centre hospitalier intercommunal Elbeuf – Louviers – Val-de-Reuil (CHIELVR) – groupement d'établissements de santé entre l'Eure et la Seine-Maritime.

Cette spécialiste en maladies infectieuses regarde avec attention ce nouveau coronavirus et ses évolutions. Elle était donc tout indiquée pour vulgariser son savoir.

Le Dr Laure Chauffrey est infectiologue au CHI Elbeuf – Louviers – Val-de-Reuil, spécialiste des maladies infectieuses.

Actu : Vaccin par ARN Messager, vecteur viral, vaccin inactivé, virus inactivé, sous-unité protéique. Pouvez-vous expliquer ce que sont ces technologies médicales, leurs différences et leurs actions ?

Laure Chauffrey : Il existe différents types de vaccins mais le principe général reste le même : le but est d'induire une réponse immunitaire spécifique capable d'empêcher la survenue de la maladie en cas d'exposition ultérieure à l'agent pathogène (virus, bactérie). Et il y a différents moyens d'induire cette réponse immunitaire spécifique.

Des technologies classiques basées sur l'administration d'un virus entier inactivé, ou d'une partie seulement du virus. C'est le plus souvent une protéine, comme, par exemple, la protéine S, que l'on trouve à la…
Pierre Choisnet
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