Lana Del Rey connaît la scansion

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assez facile
L'Américaine sort «Violet…», un recueil de poèmes qu'elle prolonge sur un album où elle déclame ses textes sur des instrumentaux vaporeux.
On se doute que la vie créative de Lana Del Rey ne se limite pas à l'écriture de chansons depuis longtemps. Depuis le premier jour, en fait : quand on a découvert le patchwork démesuré - bannière étoilée captée par la lorgnette d'une caméra Super-8 et pizzicati samplés - de Video Games, la chanson-clip hyper-virale qui l'a rendue célèbre en 2011. Aussi on serait injuste d'accueillir Violent Bent Backwards Over the Grass, recueil de poèmes en prose et haïkus étalés en tapuscrits chicos et illustrés de paysages argentiques saturés (éditions Simon & Schuster), doublé, par nécessité sans doute, d'un disque de poésie lue et mise en musique, comme un caprice de star. En fait, Del Rey a intégré si profondément la poésie américaine, comme art et mythologie, à sa panoplie (paperback corné d'un recueil de poésies choisies de Frank O'Hara dans la poche arrière du jean délavé) comme à son art saturé de folklore et de noms propres, qu'on attendait comme une évidence qu'elle s'y adonne un jour. Que vaut-elle, en regard de celles,…
Olivier Lamm
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