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Nous avons vu Dune, le film-événement qui sortira en salle mercredi 15 septembre. Et c'est...

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Le tournage de la deuxième partie (donc de la fin) de ce blockbuster de 165 millions de dollars dépendra de son succès en salle.
C'est l'événement de la Mostra de Venise. Et, ce samedi, du gala de clôture du BRIFF, le Brussels International Film Festival, avant une sortie en salle mercredi prochain. Dune, revisité par Denis Villeneuve, marque le retour des blockbusters ambitieux, qui tiennent presque autant du divertissement spectaculaire que du film d'auteur.

Bien que toujours inspiré de l'œuvre de Frank Herbert, ce « remake » se démarque assez fortement de la superproduction tournée par David Lynch en 1984. Par sa longueur. David Lynch avait tourné un long métrage de quatre heures, qu'il avait ramenée à trois heures, avant que le producteur Dino De Laurentiis en coupe encore une heure pour rester dans des standards plus commerciaux. En résulte une simplification de l'histoire et un affaiblissement de la personnalité des principaux protagonistes.

Une histoire en deux parties

Problème que n'a pas rencontré Denis Villeneuve. La… première partie de Dune dure déjà 2 h 35 à elle toute seule. Moins flamboyante que la version précédente, elle se veut plus réaliste, moins tape à l'œil, mais plus lourde de connotations religieuses, philosophiques ou psychologiques. Ici, le spectacle se met clairement au service d'une réflexion sur les fondements même de la nature humaine, son appât du gain, sa soif de pouvoir, sa jalousie, son machiavélisme pour éliminer des ennemis.

Sans rien enlever de la dimension magico-fantastique du récit, Denis Villeneuve opte pour plus de sobriété dans les décors et les costumes pour les moderniser…
Patrick Laurent
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