SPAC, Robinhood, Bitcoin, inflation : qu'en pense Warren Buffett ?

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assez facile
La dernière séance d'avril a été marquée par des prises de profits, mais la performance mensuelle des indices boursiers est restée positive. Les résultats d'entreprises sont bons. Je consacre ce matin...
Démarrons par quelques mots sur les marchés boursiers dans leur ensemble. Le premier quadrimestre se solde par des gains de 13% pour le CAC40, 11% pour le S&P500, 8% pour le FTSE 100 et 5% pour le Nikkei 225. Vaccination, plan de soutien aux Etats-Unis et reprise économique ont marqué la période. Les résultats des entreprises au 1er trimestre fournissent actuellement le carburant de la hausse. Ils dépassent plus largement que d'habitude les prévisions et dans une proportion plus élevée, selon les travaux de FactSet. En arrière-plan, ce sont toujours les banques centrales qui irriguent le système en injectant continuellement des fonds dans la matrice.

J'ai déjà parlé en fin de semaine dernière de Warren Buffett, sans doute l'investisseur vivant le plus célèbre du monde, du haut de ses 90 ans. Je double la mise ce matin après l'assemblée générale annuelle de son holding, Berkshire Hathaway, qui s'est tenue samedi par écrans interposés, coronavirus oblige. Buffett et son vieux complice Charlie Munger, 97 ans, étaient pour la première fois accompagnés de Greg Abel et Ajit Jain, possibles successeurs de l'infatigable duo. 316 ans à eux quatre.

Cette assemblée générale est une vraie grand-messe, qui tient d'une part au fait que Berkshire Hathaway est une sorte de fonds d'investissement pour ses actionnaires et d'autres part à l'aura d'investisseur à succès de Buffett. Il est donc intéressant d'écouter ce qu'il a à dire sur les grands sujets qui dominent les marchés financiers en ce moment, même si 2019 et 2020 ne furent pas de très bons millésimes pour Berkshire, dont la performance a été significativement inférieure à celle du S&P500.

D'abord, le bitcoin. Buffett a botté en touche lorsqu'il a été interrogé sur ce qu'il en pense, laissant le soin à Munger d'expliquer qu'il est vent debout contre "une monnaie si utile aux kidnappeurs et aux extorqueurs et tout ce qui s'ensuit", qu'il juge de surcroît "contraire aux intérêts de la civilisation". Rien que ça.

En…
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