Algérie: la déferlante antirégime du «Hirak» peut-elle reprendre?

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Après plus d'un an de marches hebdomadaires, stoppées par le coronavirus, le «Hirak», soulèvement pacifique en Algérie, est à la croisée des chemins.
Alger | Après plus d'un an de marches hebdomadaires, stoppées net par le coronavirus, le «Hirak», soulèvement populaire inédit et pacifique en Algérie, est à la croisée des chemins à deux mois d'un référendum sur une réforme constitutionnelle censée répondre à ses aspirations.

Oran, Alger, Tlemcen, Ouargla, Bejaïa ou Biskra. Ces dernières semaines, des tentatives de mobilisation se sont multipliées à travers l'Algérie: le mouvement de protestation antirégime peut-il redémarrer ou est-il condamné à péricliter?

«Bien que les deux hypothèses soient possibles, la plus probable est la reprise des manifestations», prédit la politologue Louisa Driss Aït Hamadouche.

Non seulement les causes multiples du soulèvement n'ont pas disparu, argue-t-elle, mais «la volonté de changer le mode de gouvernance est toujours présente».

Elle s'est même renforcée, selon elle, du fait de la répression (du mouvement) et de la dégradation de la situation sanitaire, économique et sociale.

«En restant pacifiques et civiques, les Algériens ont fait preuve d'une maturité surprenante. Cet esprit de contestation citoyenne fait qu'avec ou sans manifestations populaires, le "Hirak" est là pour rester», estime la politologue.

Survie du système

Son collègue Mahrez Bouich ne doute pas du retour du «Hirak» et de sa poursuite «jusqu'à l'aboutissement des revendications du peuple».

Le «Hirak» n'est «pas un mouvement social organisé en fonction d'une stratégie arrêtée, mais un phénomène populaire qui traverse la planète, provoqué par une accumulation de frustrations et d'atteintes aux libertés par des systèmes politiques qui…
AFP
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