L'ex-felquiste Jacques Rose dénonce «un mensonge» autour de son frère Paul

www.ledevoir.com
lecture 4 min
facile
Il nie que Paul Rose ait suggéré à Jacques Cossette-Trudel de tuer un des otages.
Paul Rose n'aurait jamais proposé, lors de la rencontre du 13 octobre avec Jacques Cossette-Trudel, de liquider l'un des otages enlevés par le Front de libération du Québec, estime son frère Jacques Rose dans une entrevue exclusive avec Le Devoir.

L'ancien membre de la cellule Chénier ne digère pas la sortie de son ancien camarade Jacques Cossette-Trudel, de la cellule Libération, qui a affirmé sur les ondes de Radio-Canada que Paul Rose aurait proposé d'éliminer le diplomate britannique James Richard Cross dans la soirée du 13 octobre 1970. « C'est bien certain que ça me préoccupe, de salir la mémoire de Paul indûment, avec un mensonge comme ça. »

Rose ne croit pas que son frère ait pu suggérer d'exécuter un otage pour faire pression sur le gouvernement. À ses yeux, le rapport de force des felquistes était tributaire de la survie des deux captifs puisqu'ils devaient servir de monnaie d'échange. « Tant qu'on avait l'otage avec nous autres, on pouvait exiger la libération des 23 prisonniers politiques », insiste-t-il en donnant l'exemple de Pierre Laporte. « Même s'il y avait eu une descente sur la rue Armstrong, c'est ça qu'on aurait négocié. »

En octobre 1970, l'arsenal de la cellule Chénier se limite à deux carabines M-1, dont l'une est inutilisable. « C'est des armes qu'on avait pour impressionner, il n'aurait pas fallu qu'il se passe de quoi, parce qu'on était faits », lance Jacques Rose, dont le groupe avait été incapable d'acquérir de nouvelles armes lors d'un voyage aux États-Unis réalisé juste avant les enlèvements.

Arme à feu

Selon lui, le revolver que…
Dave Noël
Lire tout l'article