«La chef d'orchestre»: un gentil divertissement

www.ledevoir.com
lecture 3 min
assez facile
Le «biopic» sur la cheffe d'orchestre Antonia Brico qui a clôturé le FIFA sort en salle vendredi.
Le Festival international du film sur l'art clôt sa 39e édition avec La chef d'orchestre, de la cinéaste néerlandaise Maria Peters. En ligne depuis dimanche, le film prendra l'affiche au cinéma le 2 avril.

La chef d'orchestre (De Dirigent), long métrage de 2018 accessible en vidéo sur demande depuis lors dans divers pays, est un biopic partiel sur Antonia Brico (1902-1989), présentée à tort comme « la première femme cheffe d'orchestre ».

Il relate le parcours semé d'embûches ayant mené cette jeune femme néerlandaise ayant émigré aux États-Unis à réaliser dans les années 1920 son rêve de diriger des orchestres, le métier de chef étant alors une chasse gardée masculine.

Le film est un divertissement honorablement mené, où une importante part de romance entre la musicienne (Christanne de Bruijn, acharnée dans son premier rôle) et un riche héritier (Benjamin Wainwright) ainsi que son amitié avec le musicien de cabaret Robin (excellent Scott Turner Schofield) sont chargées de captiver un large public. Hélas, le mélodrame entre gens beaux et lisses englue le sujet réel du film, la force de l'ambition brisant les conventions.

Le meilleur se trouve donc dans les répliques cinglantes mises dans la bouche d'Antonia, personnalité forte et percutante, et dans la création de l'attachant personnage secondaire de Robin.

Improbables arrangements

À présent, les…
Christophe Huss
Lire tout l'article