Le Québec des Rose du FLQ

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assez facile
Le film doit être vu comme un témoignage personnel et intime. Malgré le fait que les archives nous plongent dans un huis clos politique.
C'est inévitable. Ceux qui verront le film de Félix Rose, Les Rose, et qui n'ont pas connu la période du FLQ risquent de garder une image romantique enivrante, déprimante ou déformée des années 1960 et 1970 pendant lesquelles le terrorisme sévissait au Québec.

Je ne suis pas étonnée de la réaction de mon ami Mathieu Bock-Côté, qui a écrit dans un souffle : « Au cœur du film, on retrouve la souffrance immense d'un peuple conquis, dominé, humilié, condamné à vivre étranger dans son propre pays, dans une misère dont nous avons perdu le souvenir. »

Que le fils-cinéaste de Paul Rose soit en quête de sa famille, détonante à tous égards, se comprend. Que le fils aime et admire un père, par ailleurs sacralisé par une frange de Québécois « révolutionnaires », croyant aux vertus de la violence, est un sentiment aussi compréhensible. L'amour, filial et familial, peut être aveugle.

Le film de Félix Rose fait aussi une apologie inévitable de cette période felquiste où des Québécois ont fait exploser des bombes qui ont tué des gens. Les terroristes ont également en 1970 kidnappé un…
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