Lutényl, Lutéran et risque de méningiome : l'ANSM révise ses recommandations

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L'autorité sanitaire ne retire pas du marché ces progestatifs largement prescrits en France, mais limite leur utilisation.
L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a mis à jour ses recommandations concernant l'utilisation de « médicaments progestatifs ». Malgré leur « sur-risque de développer une tumeur cérébrale » confirmé en juin[1], l'autorité sanitaire « n'a pas jugé nécessaire de retirer les produits ». Elle restreint leur utilisation « à certaines indications »[2], pour une durée « la plus courte possible » ou au minimum une réévaluation du « bien-fondé » de son administration tous les ans. Leur prescription pour la contraception, la ménopause, des cycles irréguliers ou des douleurs de seins non sévères est proscrite. La surveillance par imagerie cérébrale des femmes prenant ces progestatifs sur plus d'un an n'est plus liée à l'âge.

Les deux spécialités visées sont le Lutéran (acétate de chlormadinone) et le Lutényl (acétate de nomégestrol), ainsi que leurs génériques, dont l'utilisation est « massive en France » : « en 2019, environ 200 000 femmes prenaient du nomégestrol et 240 000 de l'acétate de chlormadinone, ce qui…
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