Comment la Bretagne se prépare à lutter contre la 5e vague de covid-19

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Alors que la Bretagne est en passe d'être placée en « état d'alerte sanitaire renforcée », les autorités se mobilisent pour éviter de perdre le contrôle de la situation.
1 Une situation sanitaire qui se dégrade

L'image d'une Bretagne épargnée par le coronavirus semble bien loin. À ce jour, le taux d'incidence dans la région s'établit à 140 cas pour 100 000 habitants. C'est la première fois que la courbe bretonne talonne d'aussi près et de manière aussi durable le taux d'incidence national, qui se chiffre lui à 190 cas pour 100 000 habitants. « L'incidence a été multipliée par quatre en un mois, alerte-t-on à l'ARS Bretagne. Cela représente 14 000 nouvelles contaminations. » Dans ces conditions, la Bretagne devrait être placée en état « d'alerte sanitaire renforcée » avant ce week-end.

2 L'Ille-et-Vilaine le plus touché

L'Ille-et-Vilaine est le département breton le plus frappé par le début de la cinquième vague, avec une incidence de 165 cas pour 100 000 habitants. La progression des nouveaux cas y est de +42 % ces sept derniers jours.

Inquiétude aussi dans le Finistère. Si le département affiche un taux d'incidence plus bas (128 cas pour 100 000), les contaminations flambent en une seule semaine, +60 %. Le Morbihan est à 152 cas pour 100 000 (+36 %) et les Côtes-d'Armor à 100 cas pour 100 000 (+36 %).

3 Pas d'amélioration prévue avant plusieurs semaines

Les modélisations de l'Institut Pasteur ne laissent pas présager un avenir meilleur. « On sait que le taux d'incidence va continuer à se dégrader pendant au moins quatre semaines, probablement jusqu'à la fin de l'année », indique l'ARS. En Bretagne, comme en France, la cinquième vague est sur le point de dépasser le pic épidémique de la quatrième vague sur l'indicateur « taux d'incidence ».

4 Ouverture de lits de réanimation

Pour le moment, sur le front de…
Nicolas Arzur
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