Au procès des attentats de 2015, le "déni" des accusés pilonné par les parties civiles

www.lepoint.fr
lecture 3 min
assez facile
"Une épidémie d'Alzheimer": au procès des attentats de janvier 2015, les avocats des parties civiles ont pilonné jeudi l'attitude des accusés, en...
dénonçant les "oublis" et les "mensonges" qui ont ponctué l'audience, pleinement relancée après un mois de suspension.

Aujourd'hui, "le sentiment de culpabilité n'est pas dans le box, il est pour les familles", a regretté Me Laurence Cechman, avocate de proches de victimes de l'attaque de l'Hyper Cacher, en évoquant devant la cour d'assises spéciale de Paris les "questions incessantes" de ses clients.

"C'est la même chose, toujours: mort aux juifs, à mort les juifs, dehors les juifs, sales juifs ! Pourquoi ? Mais il n'y a pas de réponse. C'est une haine. Elle ne s'explique pas, elle se donne en héritage. Le juif nourrit tous les fantasmes", a-t-elle martelé.

Le 9 janvier 2015, Amedy Coulibaly, recherché depuis l'assassinat d'une policière municipale à Montrouge la veille, avait abattu en un quart d'heure quatre personnes, Yohan Cohen, Philippe Braham, Michel Saada et Yoav Hattab, lors d'une prise d'otage dans un magasin Hyper Cacher.

Cette attaque jihadiste, survenue deux jours après l'attaque de Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts, avait suscité l'horreur et l'incompréhension, notamment au sein de la communauté juive, prise pour cible une nouvelle fois trois ans après l'affaire Merah.

Comment cette attaque a-t-elle été organisée ? Quand et par qui a-t-elle été planifiée ? A la barre, Me Cechman confie sa déception: "Lorsque le procès s'est ouvert, je me disais qu'on allait avoir des réponses", raconte l'avocate en se…
Le Point.fr
Lire tout l'article