Coronavirus : comment les services de réanimation font face à la «vague»

www.leparisien.fr
lecture 4 min
assez facile
On s'y attendait, la vague épidémique de coronavirus s'abat partout en France. Les services de réanimation, qui ont accueilli 359 patients de plus au cours de la journée de ce dimanche, sont en première ligne.
Tous les regards sont portés sur ce service. La réanimation, première ligne de front de la guerre contre le coronavirus, représente désormais l'indicateur clé de la progression de l'épidémie en France. Au niveau national, ses capacités d'accueil devraient être portées à 14 000 lits, a promis le gouvernement samedi.

Mais le nombre d'admissions de malades ne cesse d'augmenter : 359 en réanimation pour la seule journée de dimanche, a annoncé Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé alors que la vague épidémique s'abat officiellement sur la France.

Peut-on encore accueillir des malades en réanimation ?

Au début de la crise, la France comptait 5000 lits de réanimation. Grâce à la déprogrammation de certaines opérations, et à grand renfort de transferts de malades entre régions, par les rails, voire par les airs, des places ont pu être libérées dans les zones en forte tension. Selon le ministre de la Santé Olivier Véran, 14 000 lits vont être progressivement disponibles, pour faire face à l'afflux rapide de malades.

La situation en Île-de-France illustre bien l'accélération. Vendredi, l'Agence régionale de santé (ARS) comptait 1300 malades en réanimation pour 1500 lits… déjà remplis ce dimanche : selon Santé Publique France, la région parisienne compte à ce jour 1570 hospitalisations en soins intensifs.

Autre indicateur flagrant de l'arrivée de cette vague, les résultats des tests de dépistage. « Il y a trois jours, 50,8 % des tests nous revenaient positifs. Depuis, nous en sommes à 60,5 % », explique la direction de l'hôpital Robert-Ballanger à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

La même vague que dans le Grand-Est ?

Si certaines régions, comme la Nouvelle-Aquitaine, sont pour l'instant épargnées, d'autres à l'inverse sont saturées, à l'image de certains établissements en Seine-Saint-Denis et du nord de Paris. « On est dans le rouge total », résumait ce dimanche soir le professeur Romain Sonneville du service de réanimation médicale et infectieuse à…
Aurélie Sipos et Daniel Rosenweg (avec N.Re.)
Lire tout l'article