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Covid-19 : les services de réanimation se préparent à une deuxième vague

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Désormais mieux dotés en ventilateurs, les services de réanimation craignent tout de même une reprise de l'épidémie de Covid-19. D'autant qu'ils devront prendre en charge également les patients non-Covid.
Les services de réanimation vont-ils tenir le choc en cas de forte reprise de l'épidémie de Covid-19 ? Question cruciale, en cette veille de rentrée. Car c'est en fonction du nombre de patients en « réa » que les pouvoirs publics décideront de mesures plus ou moins coercitives pour la population. Pour mémoire, le gouvernement avait imposé le confinement généralisé du pays en mars 2020 pour éviter une saturation de la réanimation.

« Nul ne peut vraiment prévoir comment cela va se passer »

Aujourd'hui, les indicateurs de la « réa » continuent d'être scrutés comme le lait sur le feu. « En cas d'une deuxième vague, nul ne peut prévoir comment cela va se passer », confient plusieurs médecins anesthésistes-réanimateurs, à ­Paris et en province. Tous animés par la même crainte : celle de ne pas disposer de personnels suffisants.

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« Le problème, ce n'est pas de créer de nouveaux lits en urgence. C'est d'avoir suffisamment de médecins et d'infirmières pour les faire tourner », explique le professeur Éric Maury, président de la Société de réanimation de langue française.

La France est-elle mieux armée aujourd'hui ? Depuis la première vague, aucun lit supplémentaire n'a été créé. On recense toujours sur le territoire 5 000 lits de réanimation, mais aussi, en complément, plus de 7 000 lits de surveillance continue ou de soins intensifs. En mars-avril, les hôpitaux sous tension avaient dû, dans l'urgence, avoir recours à ces lits pour accueillir des patients Covid. Dans certains endroits, il avait fallu faire la chasse aux respirateurs dans des conditions parfois acrobatiques.

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Pierre Bienvault
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