De la place de la Contrescarpe à l'Elysée, les grandes dates de l'affaire Benalla

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L'ancien proche d'Emmanuel Macron doit comparaître ce lundi notamment pour "violence en réunion" et "port d'arme", du 13 septembre au 1er octobre 2021.
Son nom a fait chanceler le sommet de l'Etat. Ancien membre du premier cercle d'Emmanuel Macron, à l'origine d'un scandale politique retentissant, Alexandre Benalla doit comparaître à partir de ce lundi à Paris aux côtés de trois autres hommes. Le comportement de l'ex-chargé de mission et de Vincent Crase, un ancien salarié de LREM, en marge de la manifestation du 1er mai 2018 est au coeur du procès. Les deux hommes sont poursuivis pour des gestes violents sur un couple, Chloé P. et Georgios D., place de la Contrescarpe à Paris, où un "apéro militant" organisé avait dégénéré. Dans un autre volet, Alexandre Benalla comparaît pour avoir utilisé, après son licenciement, deux passeports diplomatiques pour se rendre en Afrique et en Israël, dans le cadre de sa reconversion dans la sécurité privée alors qu'il avait été licencié par l'Elysée. Retour sur l'affaire Benalla.

1er mai 2018 : la place de la Contrescarpe

Un visage flou sous un casque des forces de l'ordre, place de la Contrescarpe à Paris. A l'été 2018, la France découvre Alexandre Benalla, chargé de mission à l'Élysée, à l'origine du plus gros scandale du quinquennat. "Regardez bien sa tête, il l'a tabassé par terre !" Les images sont tournées le jour de la manifestation du 1er mai 2018, marquée cette année-là par de violents affrontements. Un homme se détache d'un groupe de CRS, en sweat à capuche gris et veste noire, visière baissée, s'en prend violemment à deux personnes, au milieu des cris, bris de verre et lacrymogènes.

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La vidéo figure en tête d'un article du Monde, publié le 18 juillet 2018 à 20h09, qui révèle que cet homme passant pour un policier en civil est en fait un proche collaborateur du président de la République, âgé de 26 ans. Les agissements de celui qui n'aurait dû n'être qu'un "observateur" n'ont été sanctionnés que par quinze jours de suspension, et il dispose toujours un bureau à l'Élysée, révèle le journal. En quelques…
LEXPRESS.fr avec AFP
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