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Élevages insalubres : les inspecteurs vétérinaires toujours en sous-effectif

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Le 22 août, les exploitations d'un éleveur de canards, dont un site à Lichos (Pyrénées-Atlantiques) a été dénoncé comme « insalubre » par l'association L214, ont été fermées. Qu'une telle exploitation ait pu échapper aux contrôles interroge sur les conditions de travail des inspecteurs vétérinaires.
« Comment se fait-il que les services vétérinaires n'aient pas eu vent de cette situation ? » Jean-Paul Dubroca élève dans les Landes, depuis vingt ans, 36 000 canards par an et il exprime la stupéfaction générale après la révélation le 20 août, par l'association L214, de l'extrême insalubrité d'un élevage de canards à Lichos (Pyrénées-­Atlantiques). Deux jours après, les préfectures du département ainsi que celle des Landes ont ordonné la fermeture de l'ensemble des élevages du même exploitant.

Des contrôles annuels depuis 2015

Pourtant, depuis 2015 en France, après l'épidémie de grippe aviaire, tous les élevages de palmipèdes font chaque année l'objet d'une visite sanitaire. « À cette occasion, l'inspecteur assermenté, un vétérinaire ou un technicien vétérinaire, examine à la fois les conditions sanitaires (état de santé globale, nourriture et abreuvement, absence de blessure) et les conditions de bien-être animal (surface, litière, évacuation des excréments) », indique Jean-Luc Angot, chef des inspecteurs de la santé publique vétérinaire au ministère de l'agriculture. Ceux-ci sont également chargés d'inspecter les denrées alimentaires (abattoirs, industrie alimentaire, distribution).

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Denis Sergent
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