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En Norvège, l'alternance à gauche pose la question du pétrole et de l'Europe

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La coalition de droite de la première ministre Erna Solberg a été battue lundi 13 septembre par le travailliste Jonas Gahr Støre, qui devrait faire place à un bloc « rouge-vert ». Le climat, l'avenir de l'industrie pétrolière, et les liens du pays avec l'Union européenne seront au cœur des tractations, en vue de former un gouvernement.
La Norvège vient de renouveler les 169 sièges du Storting, parlement monocaméral du Royaume scandinave de 5,4 millions d'habitants. Et les résultats sont sans équivoques. Après huit années passées au pouvoir, Erna Solberg et son bloc « bourgeois » de centre-droit passe la main au travailliste Jonas Gahr Støre, 61 ans. Après une campagne sur la question des inégalités sociales, son bloc d'opposition « rouge-vert », composé de cinq partis, s'adjuge la majorité avec 104 sièges.

Couleurs complémentaires ?

Au terme des élections générales des 12 et 13 septembre, cet ancien élève de Science Po Paris, parfaitement francophone, a emporté 26,4 % des suffrages, soit 6 points de plus que sa concurrente. Il emboîte le pas de son mentor, l'actuel patron de l'Otan Jens Stoltenberg, dont il a été leministre des affaires étrangères (2005-2012) puis de la santé (2012-2013) avant de devenir le leader de l'opposition.

Les négociations en vue de former un gouvernement s'annoncent plus faciles qu'attendu. « Nous prendrons tout notre temps pour parler avec les autres partis », a souligné Jonas Gahr Støre, qui peut s'émanciper du soutien des écologistes. Le MDG, parti vert le plus en pointe, (3,8 %) ne dépasse pas la barre fatidique des 4 % pour être représenté.

Voilà qui ôte une épine au pied du travailliste, alors que cet allié potentiel prônait la fin des extractions d'hydrocarbures. Une…
Jean-Baptiste François
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