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Face à l'obligation vaccinale, le CHU de Guadeloupe dans l'impasse

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Dès ce 14 octobre, l'obligation vaccinale pour les soignants entre en vigueur sur l'archipel. L'hôpital de Pointe-à-Pitre, dont à peine plus de 60 % des soignants sont vaccinés, se prépare déjà à « déprogrammer ce qui sera déprogrammable ».
Après la « guerre » contre la quatrième vague épidémique, l'atmosphère reste au conflit, au CHU de Pointe-à-Pitre. Avec dans le viseur, cette fois, l'obligation vaccinale des soignants. La loi prendra effet ce jeudi 14 octobre sur le sol guadeloupéen, alors même qu'à peine plus de 60 % du personnel hospitalier est vacciné. La semaine passée, les premières mises en demeure ont été adressées, provoquant l'ire des syndicats. Une partie des agents se sont mis en grève et des locaux, de la direction des ressources humaines notamment, ont été vandalisés.

« Ces menaces de suspension ont été vécues comme un choc inouï », rapporte Delphine Isaac, technicienne de laboratoire et membre du syndicat majoritaire, l'UTS-UGTG. Postée devant des lits d'hôpitaux désossés par le personnel en colère, elle s'inquiète d'une tragédie à venir. Le CHU étant l'un des principaux employeurs de Guadeloupe, « en excluant des salariés, ce sont des familles entières que l'on risque d'affamer », regrette-t-elle.

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Marion Lecas (à Pointe-à-Pitre)
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