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Face à sa nouvelle communauté écologiste, Saint-André entre deux eaux

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Dans ce petit bourg des Côtes-d'Armor, la construction d'un hameau de « maisons réversibles » par des jeunes diplômés divise le village, entre méfiants et enthousiastes.
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Son fief, c'est « viscéral ». Sur ces terres humides traversées de cours d'eau, cinq générations se sont succédé depuis le milieu du XIXe siècle, développant les cultures céréalières et agrandissant le troupeau de vaches laitières. Jean-Louis Nogues, 47 ans, agriculteur « conventionnel » et éleveur, raconte quelques bribes du roman familial en soignant ses veaux, ajustant de temps à autre son robot de traite flambant neuf. Il aime se souvenir que son grand-père avait quinze frères et sœurs, tous nés dans la ferme de Saint-André-des-Eaux, petit bourg des Côtes-d'Armor, perdu au creux des champs de maïs et de colza.

Jean-Louis Nogues, 47 ans, maire de Saint-André-des-Eaux (Côtes-d'Armor), dans sa ferme, le 28 août 2021.

Dans la ferme des Nogues, chaque parcelle a une histoire qu'on entretient. Le petit muret avec la porte en bois juste derrière l'étable ? On le garde, c'est un vestige de la Seconde Guerre mondiale. Dans l'ancien poulailler, la famille planquait des armes pour les réseaux de la Résistance, sous les nids des poules. « Un jour, un Allemand est venu se servir…
Le Monde
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