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Idéologie colonialiste. 17 octobre 1961, un crime d'État jamais reconnu

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Il y a soixante ans, le 17 octobre 1961, une manifestation parisienne organisée par le FLN en faveur de l'indépendance de l'Algérie était réprimée dans le sang par la police du préfet Maurice Papon. Le massacre de centaines de personnes dura plusieurs jours.
Ce fut, en plein Paris, sur les rives de la Seine, un crime d'une rare barbarie : un crime d'État, le plus grand massacre d'ouvriers en France depuis la Semaine sanglante et l'écrasement de la Commune en 1871. Longtemps, une lourde chape de silence et d'oubli a recouvert l'assassinat, le 17 octobre 1961, de centaines d'Algériens par la police de Maurice Papon, sur les ordres des plus hautes autorités de l'État, alors que grondaient de l'autre côté de la Méditerranée, comme en « métropole », les derniers fracas d'une guerre d'indépendance d'une violence sans nom.

Combien de cadavres cette funeste nuit charria-t-elle ? Combien de manifestants noyés, matraqués, pendus, étranglés, mutilés, battus à mort ? Deux cents, trois cents, davantage ? L'impossible bilan dit à lui seul le déchaînement de la terreur d'État, de la haine raciste qui s'est abattue, cet automne-là, sur les travailleurs immigrés algériens protestant pacifiquement contre un couvre-feu discriminatoire. Les 17 et 18 octobre 1961 représentent en fait le paroxysme de pratiques et de réflexes ancrés de longue date, qui avaient par exemple conduit les policiers, huit ans plus tôt, à ouvrir le feu sur le cortège des travailleurs algériens de la manifestation syndicale du 14 juillet 1953, faisant sept morts, place de la Nation. L'arrivée de Maurice Papon à la tête de la préfecture de police de Paris en mars 1958 conforta l'arbitraire, tout en légitimant dans les rangs policiers une intraitable logique d'exactions : interpellations au faciès, rafles, descentes dans les cafés, tabassages, et même, sur le sol ­métropolitain, la torture, dans les hôtels du 13e arrondissement de Paris ou dans les « caves qui chantent » de la Goutte-d'Or, pour reprendre l'expression de la journaliste Madeleine Riffaud, où des supplétifs enrôlés par la préfecture de police pensaient couvrir, avec de la musique, les cris des suppliciés.

À la fin du mois d'août 1961, le FLN, qui avait suspendu en juin les attentats contre les…
Rosa Moussaoui
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