Jonas Gahr Støre, un millionnaire de gauche bientôt à la tête de la Norvège

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Après la victoire aux législatives norvégiennes des partis d'opposition emmenés par le travailliste Jonas Gahr Støre, ce dernier s'apprête à prendre les rênes du pays. Ce multimillionnaire venu des grandes écoles ne fait pas l'unanimité au parti.
C'est un tournant dans la politique norvégienne. Lundi soir, l'opposition de gauche a remporté les législatives face à la droite sortante, notamment grâce à la campagne du travailliste Jonas Gahr Støre, probable prochain Premier ministre en Norvège.

Multimillionnaire diplômé de Sciences Po Paris, il a fait une campagne tournée vers "les gens ordinaires" alors qu'il n'a lui-même pas grand-chose à voir avec le commun des mortels. Cet homme svelte et élégant de 61 ans va selon toute vraisemblance prendre les rênes du riche royaume scandinave à la tête d'un gouvernement dont les contours exacts et l'assise parlementaire restent à négocier.

Les travaillistes semblent même en passe de décrocher une majorité absolue avec leurs alliés de prédilection, le parti du Centre et la Gauche socialiste. Le trio pourrait ainsi se passer des deux autres forces d'opposition, les écologistes de MDG et les communistes de Rødt, avec lesquelles Støre s'est tout de même dit déterminé à discuter. "La Norvège a envoyé un message clair : les élections montrent que le peuple norvégien souhaite une société plus équitable", a-t-il souligné après les résultats.

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Pour l'emporter, il a pris son bâton de pèlerin contre les "inégalités sociales" en Norvège, un des pays les plus égalitaires selon l'OCDE mais où le nombre de milliardaires a plus que doublé sous l'équipe de droite sortante. "Maintenant, c'est au tour des gens ordinaires", a-t-il martelé.

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Une croisade un peu contre-nature pour quelqu'un qui dispose d'une fortune considérable, supérieure à 140 millions de couronnes (environ 14 millions d'euros) selon le magazine Kapital, et qui se fait souvent égratigner pour ses "airs d'homme de droite". "Mes finances ne sont pas ordinaires, mais beaucoup de choses chez moi le sont", assure-t-il néanmoins.

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LEXPRESS.fr avec AFP
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