Les jeux en ligne sont "sous-régulés", pour le coordinateur de l'antiterrorisme de l'UE

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Les jeux en ligne peuvent servir à propager des idéologies extrémistes et même à préparer des attentats, alerte le coordinateur de l'UE pour la lutte...
contre le terrorisme Gilles de Kerchove dans un entretien à l'AFP, prônant une réponse européenne.

Alors que la Commission européenne doit présenter le 9 décembre un projet de législation, le "Digital Services Act", pour mieux encadrer les plateformes numériques et lutter notamment contre la haine en ligne sur les réseaux sociaux, les jeux restent un "domaine sous-régulé", juge-t-il.

"Je ne dis pas que tout le domaine du jeu est problématique, il y a deux milliards de personnes qui jouent en ligne et c'est très bien", précise le responsable, chargé de faire des propositions au niveau européen en matière de lutte antiterroriste.

Mais le Belge pointe du doigt "des groupes d'extrême droite en Allemagne qui ont développé des jeux consistant à tirer sur des Arabes, sur (l'homme d'affaires juif américain d'origine hongroise George) Soros, sur Mme Merkel pour sa politique migratoire, etc.".

"Cela peut à la fois être un moyen pour propager de l'idéologie d'extrême droite notamment, mais pas uniquement, un moyen de blanchir de l'argent (...) il y a des monnaies générées par les jeux, et qui peuvent être échangées en monnaie fiduciaire", explique le responsable de 64 ans, en fonctions depuis 2007.

"Cela peut être un moyen de communication, c'est chiffré, et aussi un moyen de tester des scénarios d'attaque", ajoute-t-il. La Commission devrait l'évoquer dans un agenda antiterroriste qu'elle présentera également le 9 décembre.

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