Mu et C.1.2 : ce que l'on sait des deux nouveaux variants du Covid-19

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Depuis Alpha et plus récemment Delta, de nouveaux variants ont fait leur apparition. Parmi eux, Mu et C.1.2, observés pour la première fois en Colombie et en Afrique du Sud.
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De nouveaux variants ont fait leur apparition, le dernier en date Mu (B.1621). (©Julien Bouteiller)

Depuis le début de la pandémie, de nombreux variants ont fait leur apparition. Après les variants Delta ou encore Alpha, le virus de la Covid-19 continue de muter. En Colombie et en Afrique du Sud, les variants Mu et C.1.2 se développent et interrogent.

Ils ne sont pas les seuls et chacun d'entre eux sont classés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en variants préoccupants, variants à suivre, ou font l'objet d'une alerte pour une surveillance renforcée.

En France, cinq variants sont actuellement qualifiés de préoccupants mais la majorité des mutations ont très peu, voire pas d'incidence sur les propriétés du virus. Qu'en est-il des mutations Mu et C.1.2 ?

VARIANT C.1.2

Ce variant a été observé pour la première fois en Afrique du Sud en mai 2021. L'Institut national des maladies transmissibles d'Afrique du Sud a depuis émis une alerte le 30 août dernier pour une vigilance accrue.

Quelques premiers éléments ont été apportés sur ce variant dans une étude pré-publiée mais pas encore validée par des pairs.

Ainsi, sur 5 756 génomes analysés, 54 sont issus de la lignée C.1.2. Une majorité de cas a été détectée en Afrique du Sud. Il a depuis été observé dans sept autres pays : Angleterre, Suisse, Portugal, Île Maurice, Chine, République démocratique du Congo et Nouvelle-Zélande. Aucun cas n'a pour l'heure été rapporté en France.

Circulation du virus

L'un des rédacteurs de cette étude, Tulio de Oliviera (bio-informaticien à l'université de Kwazulu-Natal à Durban) a indiqué que la prévalence de ce variant était faible, entre 2 et 3 %, selon des données relevées uniquement en Afrique du Sud. Et de préciser « qu'une fois ces résultats partagés, il ne s'agit pas de provoquer une panique mais de permettre à la science de nourrir la…
Orlane Jézéquélou
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