Non, les tests PCR n'aboutissent pas dans 90% des cas à des "faux positifs"

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RACCOURCIS - Les résultats des tests PCR rhino-pharyngés sont très critiqués sur les réseaux sociaux. Leur trop grande sensibilité les rendraient très peu fiables et entraîneraient des quantités considérables de faux positifs. Si la question s'avère complexe, ces affirmations sont en partie trompeuses.
Non, les tests PCR n'aboutissent pas dans 90% des cas à des "faux positifs" La sensibilité des tests est au cœur des discussions. − JEFF PACHOUD / AFP



Depuis le début du mois de septembre, la fiabilité des tests PCR réalisés dans les fosses nasales (on parle de prélèvements rhino-pharyngés) est remise en cause. "Comme chacun sait", lance un internaute, "seuls 10% sont des vrais positifs". Un autre estime pour sa part que modifier la méthode de test ferait "disparaître les 90 % de faux positifs". Des publications reprennent de leur côté les propos du professeur Toussaint, expliquant il y a quelques jours sur CNEWS que "90% actuellement des 10.000 à 16.000 cas positifs par jour sont des gens qui ne sont pas transmetteurs, voire qui sont guéris". Ce chiffre de 90% revient très régulièrement dans les différents messages. Il désigne parfois la part de personnes qui seraient diagnostiquées positives mais en réalité pas contagieuses (voire guéries), mais se voit aussi présenté dans d'autres cas comme une proportion de "faux positifs", un terme qui sous entend que des personnes sont diagnostiquées positives alors qu'elles ne sont porteuses du Covid-19. Avec, à la clef, de multiples incompréhensions et confusions.

Leur sensibilité mise en cause

Pour comprendre le procès qui est fait à ces tests, il faut remonter au début du mois de septembre, suite à la publication par le New York Times d'un article très commenté. Le quotidien, qui a analysée des données issues de tests réalisés dans plusieurs états, a observé que "jusqu'à 90% des personnes testées positives étaient à peine porteuses de virus". Un chiffre qui s'est propagé et qui a depuis fait l'objet de déformations. S'il est utile de mentionner le point de départ de cette défiance, il faut surtout se pencher sur la méthode employée pour détecter le Covid chez des patients, au centre des polémiques. "Afin de chercher le virus, qui est présent en petite quantité dans les échantillons analysés, la technique PCR…
Thomas Deszpot
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