«On a combattu la France» : au procès du 13 Novembre, Abdeslam assume, revendique, et justifie sa guerre

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Invité à prendre la parole ce mercredi, Salah Abdeslam a de nouveau justifié la tuerie au nom d'un islam authentique et des victimes en Syrie, à l'inverse de ses co-accusés, dont certains ont condamné les attentats du 13 novembre 2015.
Cette fois, le président avait décidé de procéder à rebours de l'ordre alphabétique. Salah Abdeslam s'est donc levé en dernier pour ce premier tour de parole octroyé ce mercredi 15 septembre matin par la Cour d'assises spéciale de Paris aux 14 accusés qui comparaissent dans le procès des attentats du 13 Novembre. L'occasion pour eux de livrer leur point de vue sur les lourdes charges dont ils font l'objet.

Avant lui, plusieurs de ses coaccusés avaient fait part de leur compassion envers les victimes, de leur condamnation des actes commis, de leur ignorance des projets en cours ou bien même, comme Yassine Atar, plaidé leur innocence. Certains, comme Abdellah Chouaa, Ali Oulkadi ou Farid Kharkhach, n'avaient pu cacher leur émotion. Son voisin et meilleur ami Mohamed Abrini avait fait le service minimum, reconnaissant une participation « infime » aux attentats.

Mais c'est naturellement envers le seul membre des commandos encore en vie, quasi mutique pendant l'instruction, que l'attente était la plus grande. D'une voix incroyablement calme, réfléchie, Salah Abdeslam a alors assumé, revendiqué et même tenté de…
Timothée Boutry
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