Présidentielle. À gauche, le grand malaise du débat Mélenchon-Zemmour

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Une partie des militants progressistes considèrent que le candidat de la France insoumise commet une « faute politique » en allant débattre ce jeudi soir avec l'agitateur d'extrême droite. D'autres estiment cette confrontation inévitable.
Le débat n'a pas encore eu lieu, mais il fait déjà réagir. Ce jeudi 23 septembre, le candidat de la France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, doit affronter le quasi-candidat d'extrême droite Éric Zemmour sur BFMTV. L'annonce de cet événement médiatique quelques jours plus tôt n'a pas laissé insensible, surtout à gauche. Les dirigeants de la France insoumise (FI) ont aussitôt soutenu la démarche de leur candidat. Mais ailleurs, alors qu'Éric Zemmour est omniprésent sur les plateaux de télévision, ce « match » qui fera certainement de l'audience est très mal vu. « Les dérives extrémistes s'insinuent dangereusement dans tous les foyers, dans toutes les têtes, a ainsi lancé depuis la tribune de l'Assemblée nationale la députée socialiste Lamia El Aaraje, sur nombre de canaux TV, allant jusqu'à des débats télévisés à des heures de grande écoute, comme ce jeudi soir par exemple. » Message adressé directement au groupe FI à gauche de l'Hémicycle. Chez Europe Écologie-les Verts, en pleine campagne de second tour de leur primaire, on n'est pas plus amène à l'égard du coup politique de la rentrée de Jean-Luc Mélenchon. « En langage de communication, on appelle ça "gratter le buzz", affirme ainsi Yannick Jadot, candidat à la primaire. Il voit une bulle médiatique avec Zemmour, il se dit "peut-être que ça va m'aspirer un peu dans ma campagne". Je pense que c'est une faute politique. » « Je ne regarderai pas un débat qui fait la part belle à l'extrême droite, je regrette ce choix », affirme, de son côté, le secrétaire national d'EELV, Julien…
Diego Chauvet
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