Une sonate de Mozart contre l'épilepsie? Pourquoi des chercheurs y croient

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Ces vingt dernières années, plusieurs travaux ont mis en avant les vertus supposées d'une sonate bien précise de Mozart pour les épileptiques. Une nouvelle étude relance le débat.
Universal History Archive via Getty Images Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), un compositeur autrichien de l'ère classique, à son piano. Daté du 18ème siècle.

SANTÉ - La musique peut-elle contribuer à réduire les crises épileptiques? La piste n'est pas nouvelle, elle parcourt le monde scientifique depuis plus de vingt ans, surtout en ce qui concerne un morceau de Mozart: la sonate K448 pour deux pianos en ré majeur. Une étude publiée dans Naturele 16 septembre semble apporter de nouveaux éléments qui valide cette théorie. "L'aboutissement rêvé serait d'arriver à concevoir un type de musique anti-épileptique et de l'utiliser pour améliorer la vie de ces patients", explique à l'AFP Robert Quon, du département de neurologie de l'université américaine Dartmouth College, qui co-signe l'étude en question. Plusieurs travaux ont déjà mis en avant les vertus supposées de la sonate pour les épileptiques, en mesurant l'activité électrique de leur cerveau.

30 secondes pour calmer l'épilepsie En faisant écouter la sonate à 16 patients équipés d'implants à l'intérieur du crâne, les scientifiques américains pensent avoir identifié les régions du cerveau sur lesquelles cette musique agit. Selon eux, ces régions sont celles qui sont liées aux réponses émotionnelles. Ils montrent qu'écouter cette sonate pendant au moins 30 secondes semble être associé à une réduction d'un phénomène électrique cérébral caractéristique de l'épilepsie chez ces patients sur qui les médicaments ne marchent pas. Un effet particulièrement accentué pendant certains passages de la sonate, les moments de transition entre les phrases musicales de plus de dix secondes. Le morceau est construit sur une succession de "thèmes mélodiques qui contrastent entre eux, et dont chacun est basé sur une harmonie qui lui est propre", note l'étude. C'est cette structure qui pourrait expliquer son effet sur le cerveau. "La forme classique de la sonate" pourrait solliciter "des circuits émotionnels" en…
Maxence Bussiere
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